LES TRUBLIONS
de Marion AUBERT
spectacle de rue
mise en scène Alan BOONE
avec Louis CARATINI, Céline CHAMPINOT,
Nicole GENOVESE, Nelson GHRENASSIA,
Maëva HUSBAND et Adrienne WINLING
contact: nelson.ghrenassia@la-galerie-theatre.org
LE MOT D'ANNIBAL
"J’ai eu l’occasion de voir “Les Trublions” aux Fêtes de la Tour Blanche à Issoudun, mis en scène par Alan Boone, qui a déjà commis avec nous La Bête et Misérables!
Autant dire que j’ai été agréablement surpris de découvrir un texte contemporain si bien servi par une mise en scène et un jeu d’acteur aussi résolument orientés pour le théâtre de rue.
Outre l’énergie débordante nécessaire à un jeu de bouffons, dont la farce de Marion Aubert ne néglige aucune facette, que ce soit dans la cruauté ou la crudité, les acteurs s’amusent à ciseler son texte avec précision et vigueur.
Proche d’un Ubu fantaisiste et poétique, les inventions visuelles, réalisés avec de tous petits moyens, donnent à voir autant qu’à entendre une histoire ouverte à tous les publics."
Annibal et ses éléphants
LE METTEUR EN SCÈNE
Alan BOONE
A été élève au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Metteur en scène, comédien de théâtre,
de cinéma et de télévision, créateur de son émission pour M6, Alan Boone est également chorégraphe et auteur. Directeur du Théâtre du Jour à Toulouse de 1998 à 2001, il est aussi formateur pour différents festivals et écoles: ESAD-CNR Paris, Festivals Internationaux de Mime de Londres et Hong-Kong, Ecole Pierre Debauche, ARIA Corse, State University of New York.
Il signe régulièrement des mises en scène dans les Centres Nationaux des Arts de la Rue et, dernièrement, est intervenu à la Comédie Française.
Il a travaillé avec Jacques Nichet, Pierre Debauche, Antoine Vitez, Michel Bouquet, Jean-Claude Cotillard, Robin Renucci, Sydney Pollack, Alvin Ailey...
NOTE D'INTENTION
A la recherche d’un espace nouveau, d’un lieu de représentation propre à notre 21ème siècle, d’un spectacle à partager avec tous, LA gALERIE, avec la pièce de Marion Aubert LES TRUBLIONS, a choisi de "faire de la rue"; jouer dans un espace Public à une époque où ce mot tend à se retirer des théâtres, rencontrer un public différent, sortir de nos boîtes noires "parce qu'il y fait froid", explorer d'autres territoires, grand ouverts sur l'autour, retirer les couvercles au dessus de nos têtes, voir le jour, le ciel, l'horizon, prendre le temps comme il vient, libérer les acteurs, ce serait bien.
Octobre 2006, parvis du Théâtre National de la Colline. Marion Aubert, alors enceinte, assiste à la représentation d’un parcours théâtral joué en première partie de son spectacle, Les Histrions, par les jeunes acteurs de LA gALERIE. Il s’agit d’un spectacle de rue créé à partir d'extraits de sa pièce LES TRUBLIONS. Voici ce qu’elle écrivit à l’issue de la représentation:
"C’était l’automne à la Colline. Il pleuvait. J’avais alors ma très grosse carcasse. Je la traînais. Mais soudain, je n’ai plus eu la force de rien. Pas eu la force d’aller plus loin. De pousser la baie vitrée du grand théâtre. Je me suis dit :
« Tant pis. Je reste ici. » Et j’étais donc là assise. Grosse et pleine de pluie. Et bien m’en a pris. Car bientôt, mes personnages sont venus jusqu’à moi. J’ai vu mes trublions se dresser sur le parvis. Leur prestation aussitôt m’a ravie. Je me suis levée. Ragaillardie. De nouveau, j’avais la taille d’une jeune fille. La pluie immédiatement a cessé. (...) Les miracles se jouent parfois sur les parvis des théâtres."
Nous nous sommes emparé de cette pièce avec l’envie et le rire au ventre. Nous avons mis en couleurs, en images, en musique, cette farce loufoque, absurde, mêlant références aux contes pour enfants et allusions sexuelles croustillantes. Comme des gamins effrontés qui auraient retrouvé au grenier de vieux costumes étranges, déglingués et colorés. Comme les automates qui jaillissent des horloges en chantant.
Un accordéon, des palmes dorées, un tutu, un sac de la poste, une perruque blonde, un gilet rouge, un haut de forme, une grosse robe rose, deux couronnes minuscules, une redingote, une guitare, un appareil à musique bizarre.
Le tout aux mains, aux pieds et aux corps d’une armée de drôles de personnages:
La Reine Molle, Jacqueline, Jeanne d’Orléans, le roi mou, le clown popo, le barde, l’étoile du ballet de Moscou... orchestrés par un Homme Pratique, monsieur loyal qui nous conte et nous raconte en temps réel, leur histoire.
Un spectacle burlesque, géométrique, rythmique, conçu à partir d’un jeu de chaises et d'escabeaux, par six acteurs déchaînés.